DE SANTIAGO-NORD DU CHILI 2014


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Nous rejoignons la côte Pacifique en amoureux, sans nous arrêter à Valparaiso, non pas à cause de l’immense incendie dont vous avez certainement entendu parler mais pour éviter toute effraction.

Les alentours de ZAPALLAR regorgent de belles maisons au bord d’un chemin côtier aménagé. Ouah !! Exceptionnel pour ICI.

 

 

 

De plus, c’est assez propre, cela aussi est EXCEPTIONNEL.  les jardins sont magnifiquement entretenus et profitons des jolies petites plages coquettes. Nous nous y plaisons bien surtout en compagnie d’Isabelle et Francis. Nous sommes tout contents  de les revoir après 20mois (nous avions fait la traversée Le Havre, Montévidéo ensemble). Nous fêtons l’anniversaire de Francis, (non, non, on ne dira pas ton grand âge)et francis nous rend mélancolique en grattant sur sa guitare.

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Comme nous les trouvons quelques peu rouillés, nous leur donnons quelques cours de gym et espérons qu’ils continueront quotidiennement

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Nous nous quittons après quelques jours, nos chemins sont différents. Ils ont prévu l’Ile de Pâques pour juin et nous, nous remontons tranquillement vers le Perou.

Nous avons le temps avec nous, ce sera soleil avec peu de brume sur toute notre remontée du Chili. La côte est renommée pour sa « camanchacas », cumulus qui constituent les uniques réserves d’eau. La condensation suffit à nourrir le peu de végétation (dont les cactus).

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Nous longeons la côte au maximum en quittant l’autoroute, puis la route principale. LA COTE EST TRES DECOUPEE ET LES PAYSAGES DE PLUS EN PLUS ARIDES pour devenir complètement DESERT

Tongoy, Huasco, Bahia Inglesa, Caldera, Balnerio flamenco, Chanaral, nous flânons.

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La cote, c’est aussi cela 

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Les roches prennent des couleurs,  les montagnes deviennent sable.

La roche est par endroit complètement déchiquetée, comme en furie. Elle se creuse, prend des formes suivant l’imagination de chacun. Des filaments noirs dans la roche nous interpelle . Rare phénomène. Par endroit, la pierre nous semble brulée et effectivement elle se casse facilement. La nature est vraiment riche et variée. Nous sommes dans la région d’Atacama, riche en minéraux et nitrates

Les mines sont très très nombreuses. Vu du ciel, cette partie du Chili ressemble à un gruyère. Les habitations dans ce désert sont rares, sauf sur la côte, car les chiliens aiment la pêche. Les habitations, pour eux. Pour nous ce sont des baraques. DE VRAIS ARTISTES CES CHILIENS. Avec des bouts de palettes, de toles rouillés, de bout de bois, des restes de voitures, plastiques, cartons, ils vous construisent leur habitation ! et en font des villages . LES ROIS DE LA BOUINES. Pas étonnant, qu’avec de petites secousses, TOUT S’ECROULE comme un château de cartes.

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Le parc national Pan d’Azucar est très beau. Surtout ne pas louper après un repos à la caleta, la piste Las Lomitas. Cette piste vous amène dans un paysage grandiose puis une marche de +2heures A/R vous fait découvrir au mirador une vue splendide sur la côte. Nous n’avons pas pris le bateau pour aller voir les pingouins, mais nous avons vu quelques guanacos et un renard, et bien sur des oiseaux.

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Cerise sur le gâteau. Installé à prendre notre petit déj., KLAXON, Yannick et Pauline arrivent tout joyeux. Ils ont dormi de l’autre côté de la calanque. Il a manqué de peu pour qu’on ne se voit pas. Nous passons la journée ensemble et un bon repas le soir, surtout que Yannick a 30 ans ce jour. Ils nous régalent avec un foie gras apporté par leur parent. Nous passerons une superbe soirée, un peu arrosé avec en prime un beau coucher de soleil et un ciel constellé de milliers d’étoiles.

 

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Le ciel est ici d’une pureté telle que quatre des plus grands télescopes du monde sont braqués dessus. Nous visitons l’observatoire Cerro Paranal à 2664m. L’observatoire, géré par l’Européan South Observatory (ESO) dispose des Very Large Télescope de 8.2m. Pas mal du tout, mais les infos, les photos de ces petits joujous vont directement dans les salles d’ordinateurs où les spécialistes, astronomes travaillent. Donc nous n’avons pas vu les étoiles…. Sauf le soir de nos propres yeux.

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Une autre nuit au pied de la Mano del Desierto (œuvre du sculteur Mario Irarrazaval). La mer nous manque déjà, nous y retournons bien sûr. Depuis le départ de Georges, nous ne la quittons plus, adorant être bercé par les vagues, admirant les plongeons des pélicans, sans compter observer le jeu des loutres ou des otaries. Il y en a beaucoup sur cette côte. Ce midi, nous avons encore pu voir quelques pingouins au milieu des cormorans impériaux. Bon à tout cela, l’inconvénient est l’odeur du guano…..dommage, que nous ne puissions pas vous en faire profiter !

 

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La route côtière est des plus désertiques, plus une seule végétation, même pas un cactus. Des récoltants d’algues habitant dans les cahutes, des cimetières tout rouillés, des villages abandonnés suite à la chute des cours du nitrate, des pistes partout menant à des mines…..     

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ANTOFOGASTA

Une ville du désert, comme Iquique et Arica. Antofogasta, 2è ville du pays a un immense port (expédition des minéraux de l’atacama, du cuivre), des façades de maisons victoriennes et géorgiennes rappelant l’âge d’or du nitrate. On y fait notre dernier gros plein alimentaire pour rejoindre la cordillère des Andes.

 

Quelques géoglyphes

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PICA, une petite ville oasis qui pourrait être charmante sans les poubelles, les déchets qui volent partout.

       

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Nous reprenons la route vers la cordillère, nous retrouvons les paysages que nous aimons tant.

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La piste n’est pas toujours facile, les nuits très froides -15°, -1 dans le véhicule, des maux de tête à 4400m mais que c’est beau. Colchane, salar du surire, Putre, Sococompa, puis frontière vers la Bolivie.

Coin info :

-      L’alimentation : pain correct, bon chocolat mais pas de noir, confiture en sachet, paté en forme de saucisson (nous avons mis bcp de temps à nous apercevoir que c’était du paté), du jambon correct et nous trouvons même des cornichons. La viande pas du tout appétissante surtout le poulet, il est tout reluisant…., par contre nous trouvons du porc. Café que du instantané ! par contre, de bons fruits et légumes. Pour finir le vin est très bon, nous apprécions particulièrement « le carbonère », sépage disparu de France, le pisco sour, hum…

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-      L’enseignement : Depuis Pinochet, le budjet a été sabré et le Chili connu pour son enseignement de qualité devient un désartre. La rigueur est restée dans l’obligation de l’uniforme mais le niveau est alarmant même dans les universités très couteuses. N’oublions pas que le fossé est énorme entre le haut et le bas de l’échelle sociale, mais personne n’a faim donc pas de révolte. 

AU CHILI, nous aurons passé 132 jours sur 2013/2014 et nous avons fait 14164 kms.

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